Ville et CCAS Lille : Médiation énergie locataire/bailleur

ThématiqueSensibilisation

Le médiateur réalisera une évaluation des consommations d’énergie et d’eau des ménages ainsi qu’une étude technique du logement.
ll pourra préconiser des travaux et faire le lien avec le propriétaire bailleur pour l’inciter à les réaliser. Des conseils avisés et, si nécessaire, une prime aux travaux de performance énergétique, peuvent ainsi permettre d’améliorer durablement le logement.
Il proposera également d’installer des équipements d’économie d’énergie et d’eau et apportera des conseils pour réaliser des économies.

100 médiations ont été réalisées en 2016 dont 85 locatifs privés à mars 2017 avec 68 médiations auprès du bailleurs qui ont mené 32 projets de rénovation énergétique.
Un objectif de 180 médiations est envisagé pour 2017. A août 2017, 113 ménages ont été identifiés.

Hervé Frys
Hervé Frys
Description

Plus d'informations sur le projet

Découvrez l’impact du projet sur le terrain !

Découvrez le projet en vidéo ci-dessous !

Le Contexte

26% des habitants de la Ville de Lille sont en précarité énergétique. Parmi eux, 65% sont locataires du parc privé. La précarité énergétique est une réalité pour de nombreux locataires qui cumulent faibles revenus et mauvaise qualité thermique des logements. L’objectif de la médiation énergie est de solutionner durablement les difficultés. Il existe donc des besoins importants d’intervention sur ce sujet dans le parc locatif privé, peu investi par les politiques nationales. Ce parc représente 50% des logements lillois avec des loyers élevés (+70% depuis 2000) et occupés par des ménages très modestes.

Fort de ces constats, une expérimentation dénommée « Médiation Précarité Énergétique » a été engagé en 2016 dans le cadre d’un Service local d’intervention pour la maîtrise de l’énergie (SLIME). Cette action est pilotée par la Ville, le CCAS, et soutenue par le Département, la Fondation Abbé Pierre, les associations GRAAL – EOLE et la Fondation Schneider Electric.

Le nouveau service de « médiation énergie »

La Ville mobilise les acteurs de proximités pour identifier plus particulièrement les locataires en précarité énergétique. Une communication ciblée est engagée en 2017.

Une conseillère de l’association Graal se rend au domicile de l’habitant. Une visite des lieux permet de mieux comprendre la situation : inconfort du logement, difficultés à chauffer, impayés d’énergie, etc. Des solutions concrètes sont apportées : un accompagnement personnalisé et l’installation d’équipements (ampoules économes, prises coupe veille, joints aux fenêtres, etc).

Si nécessaire, le propriétaire bailleur privé est conseillé et incité par la médiatrice à améliorer les performances énergétiques de son logement. En plus du conseil, des aides financières du Département ou de la Ville peuvent être proposées au bailleur pour faire levier à la réalisation de travaux performants : isolation, remplacement des convecteurs électriques par des radiateurs à inertie, installation d’une VMC hygro…

Cette action vise les logements qui n’entrent pas dans les dispositifs de rénovation de droit commun. Cela passe par l’émerge du nouveau métier qualifié de « médiateur énergie ».

Les plus-values

Un impact d’une part auprès des locataires (approche technique et soutien à la demande de travaux) et des bailleurs (expertise technique neutre, information sur la performance du logement).

D’autre part, elle apporte aux organismes d’aide une approche technique moins stigmatisant et couplée à la démarche de mise en décence « performante » du logement (63% suivi par le SCHS). Cela sans attendre une performance minimale dans le décret décence…

L’atelier de l’Université IAULille mené de février à avril 2017 à évalué la globalité de l’expérimentation et le service rendu aux locataires et bailleurs.

L’évaluation met en évidence que ce nouveau dispositif est efficace à 83%.

Les locataires sont très satisfaits du service (8/10) : 84% ont appliqué les conseils et éco-gestes. En sachant que les travaux étaient en cours ou très récent, 48% estiment que le confort ne s’est pas encore amélioré.

Les propriétaires bailleurs sont satisfaits du service (7,5/10) : 50% n’auraient pas réalisés ces travaux sans la médiation. L’aide financière (Département et Ville) est l’argument incitatifs principal 57% mais l’expertise (21%), l’accompagnement renforcé (21%) et l’implication du locataire (21%)sont aussi des arguments à mettre en avant.

Il a été étudié les quartiers à prioriser : Wazemmes, Fives, Moulins et Lille centre.

Des faiblesses et menaces ont été pointées parmi : manque de perméabilité entre MPE et PIG ; lourdeur des demandes de subventions et leurs insuffisances. Une mobilisation des donneurs d’alerte effective grâce à fait d’individu : quid à long terme?…